Vendredi 25 septembre, les juges d’instruction de Valence ont donc rendu l’ordonnance de renvoi de onze suspects devant la cour d’assises pour mineurs pour le meurtre de Thomas Perotto, dans la nuit du 18 au 19 novembre 2023 à Crépol.
Contre l’avis du parquet, tant les témoignages divergent, (…)
Procès de Crépol : le MRAP dénonce des mots indignes des valeurs qui ont fait la société française
Vendredi 25 septembre, les juges d’instruction de Valence ont donc rendu l’ordonnance de renvoi de onze suspects devant la cour d’assises pour mineurs pour le meurtre de Thomas Perotto, dans la nuit du 18 au 19 novembre 2023 à Crépol.
Contre l’avis du parquet, tant les témoignages divergent, l’ordonnance retient la circonstance aggravante de racisme. L’extrême droite ayant imposé cette lecture des faits, la question sera présente tout au long de la procédure, même au cas où les appels annoncés par les avocats de la défense parvenaient au rejet de ces conclusions. Il conviendra d’y revenir sur le fond.
Mais la stupéfaction est aujourd’hui ailleurs, dans les mots utilisés par les magistrats, puisqu’il s’agirait de racisme à l’encontre de la « race blanche et de la nation française ». Depuis des années déjà, le législateur accole au terme de « race » l’adjectif « prétendue », et l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité en juillet 2018 une révision de la Constitution visant à supprimer du texte le mot « race ».
Quand bien même la réforme constitutionnelle n’a pu être menée à son terme, et alors que la science ne reconnait qu’une seule espèce humaine, l’utilisation du concept de « race blanche » par ces magistrats doit alerter les citoyen.nes sur la régression que les idées d’extrême-droite nous imposent aujourd’hui.
Effectivement, les citoyen.nes attendent que la justice soit rendue dans ce drame, comme dans tous les autres. Mais rendre la justice impose justement de se garder de toute instrumentalisation. Les mots utilisés aujourd’hui sont indignes des valeurs qui ont fait la société française.
Le MRAP ne cessera, dans toutes les circonstances, de combattre cette idéologie et ce dévoiement.
MRAP
28/09/2026
Affaire « Il faut vider la bande de Gaza » : le MRAP partie civile
Le 23 septembre 2026, le MRAP était partie civile devant la 17e chambre correctionnelle du Tribunal judiciaire de Paris au procès de Barbara Lefebvre.
Poursuivie notamment pour provocation publique à la haine ou à la violence et apologie publique de crime ou délit, elle avait affirmé sur I24NEWS que « les civils à Gaza sont autant responsables que les membres du Hamas et du djihad islamique », qu’ils devraient « payer au prix fort » et qu’il faudrait « vider la bande de Gaza ».
Le MRAP a dénoncé des propos substituant à la responsabilité individuelle une culpabilité collective : aucun peuple ni aucune population civile ne peut être tenu responsable des crimes commis par certains de ses membres.
On ne naît pas coupable.
Le délibéré sera rendu le 13 novembre 2026.
Le MRAP était représenté par Me Sarah AZIZI.