Le MRAP à Durban
Le MRAP sera présent à la Conférence mondiale contre le racisme organisée
par les Nations Unies, qui se tiendra à Durban en Afrique du Sud, du 28
août (début du Forum des ONG) au 7 septembre 2001 (conclusion de la
Conférence des gouvernements). Il entend y être présent et y participer en
sa double capacité de Mouvement contre le racisme de France et de
président du Comité français du Réseau européen contre le racisme (ENAR).
Sa délégation sera donc composée de son Secrétaire général, Mouloud
Aounit, et de sa Secrétaire nationale assumant la responsabilité d'ENAR,
Bernadette Hétier.
En sa qualité d'organisation non gouvernementale dotée du statut
consultatif auprès de l'ONU, le MRAP est accrédité pour la Conférence des
Etats, du 1er au 7 septembre. Il participera auparavant au Forum des ONG,
qui débute le 28 août.
Le MRAP saisira cette occasion pour valoriser l'expérience du Mouvement
antiraciste français, déjà séculaire, intégrer ses efforts à ceux des
autres associations d'ENAR présentes à la Conférence, et s'inspirer des
formes d'action originales qui ont pu voir le jour sous d'autres latitudes.
Il sera attentif à la prise d'engagements contraignants par les
représentants des gouvernements de la planète, afin de donner effets aux
nombreuses conventions internationales existantes qui sont encore loin
d'avoir été signées et ratifiées par l'ensemble des Etats. Conformément à
ses engagements propres et à ceux du Comité français d'ENAR, le MRAP
veillera à ce que les droits et la dignité des migrants soient respectés
dans toutes les circonstances de la migration. A cet effet, le MRAP
insiste auprès des autorités françaises afin qu'elles ratifient sans
tarder la Convention internationale sur la protection des droits de tous
les travailleurs migrants et des membres de leur famille (MWC), adoptée
par l'Assemblée générale des Nations Unies et qui ne pourra entrer en
vigueur que lorsqu'elle aura été adoptée par au moins vingt Etats.
Devant la croissance exponentielle des phénomènes racistes sur internet,
favorisés par l'incohérence des législations nationales à travers le
monde, le MRAP demandera l'élaboration d'une convention internationale aux
fins de les proscrire sur le fondement de normes communes.
La lutte contre le racisme, aujourd'hui, suppose une reconnaissance pleine
et entière des méfaits qu'il a engendrés dans l'histoire passée et
présente de l'humanité. Le MRAP veillera à l'effectivité de cette
reconnaissance par la Conférence.
Fidèle à sa vocation pédagogique, le MRAP s'intéressera particulièrement
au développement des outils de prévention et d'éducation.
Paris, le 23 août 2001









