Déclaration publique des représentants du MRAP à Durban
Communiqué de presse envoyé de Durban à Paris au siège du MRAP
Après le Forum des ONG à Durban
Déclaration du MRAP
Le MRAP présent à la Conférence mondiale contre le racisme à Durban
exprime une ferme prise de distance quant aux procédures de rédaction,
ainsi qu'à l'égard de certaines déclarations du programme d'action des ONG
adoptées à la Conférence.
Il y a des formules déclaratives qui, loin de servir la reconnaissance des
droits de toutes les victimes du racisme, l'égalité, la tolérance, ainsi
que la recherche de solutions aux racismes, alimentent la confusion,
obstruent le dialogue et nourrissent la surenchère.
A cet égard, le MRAP exprime son désaccord avec la résolution
irresponsable et injuste qui demande qu'Israël soit déclaré " un Etat
raciste, fasciste, où règne l'apartheid et que les Palestiniens utilisent
tous les moyens possibles afin de résister " à l'occupation.
Le MRAP rejette l'équation selon laquelle le sionisme équivaut au racisme.
Pour autant, il estime irresponsable celle qui ferait de toute critique
des politiques et des pratiques du gouvernement d'Israël une forme
d'antisémitisme.
Le MRAP estime par ailleurs que certains aspects des questions débattues
par les ONG, notamment sur le trafic d'êtres humains, le racisme
environ-nemental, la reconnaissance de la Traite atlantique et de
l'esclavage comme crimes contre l'humanité et la réparation pour les
Africains et leurs descendants, la question de la protection des droits et
libertés fondamentales des migrants, la bioéthique, doivent être entendus
par les participants à la Conférence des Etats.
Il reste que Durban est un moment précieux et désormais incontournable où,
portée par une exigence de justice, la reconnaissance de toutes les
victimes du racisme doit être affirmée, mais également où les Etats
doivent s'engager à mettre en œuvre toutes les dispositions nécessaires
pour éradiquer ce fléau, gangrène de nos sociétés.
Paris, le lundi 3 septembre 2001









