Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité
En octobre 2000, lors de la conférence des ministres européens de l'éducation à Cracovie, l'engagement avait été pris de créer une "journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité" dans chacun des États membres à partir de 2003.
La France a retenu la date du 27 janvier, anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz par l'armée rouge, pour cette journée de la mémoire.
Faut-il souligner la valeur symbolique de cette décision prise à Cracovie, en Pologne, pays dans lequel les nazis avaient installé le plus grand nombre de camps d'extermination ; à Cracovie qui n'est pas très éloigné du plus terrible d'entre eux, Auschwitz Birkenau.
Se souvenir du génocide perpétué par l'Allemagne nazie contre les Juifs européens, contre les Tsiganes, contre les malades mentaux et les homosexuels servirait de peu si cette mémoire n'était tournée que vers le passé.
Prévenir les crimes contre l'humanité, voilà l'autre objet de cette journée de la mémoire. Et le crime contre l'humanité ne se perpétue pas seulement contre les victimes, il est aussi une offense à chaque être humain.
Selon les termes de la conférence de Cracovie : "Cette journée n'a pas pour but de perpétuer la mémoire de l'horreur mais d'apprendre aux élèves à être vigilants, à défendre les valeurs démocratiques et à combattre l'intolérance".
Pour le Mrap cet apprentissage de la tolérance et de la démocratie ne saurait se limiter aux élèves des écoles, il intéresse chacun d'entre nous.
Aujourd'hui, en France et en Europe, la démocratie et l'esprit de tolérance ne sauraient admettre ni les rafles d'étrangers, ni les camps d'internement, ni la réduction de personnes à des chiffres et des quotas.
C'est dans cet esprit que le Mrap qui fut fondé dans la résistance au nazisme et au pétainisme s'associe pleinement à cette journée du 27 janvier.









