Le MRAP condamne le négationnisme du génocide arménien
Le retour du mois d'avril ramène le souvenir du crime de masse perpétré en 1915, à l'encontre du peuple arménien, sur les ordres du gouvernement turc.
Le samedi 24 avril 1915, à Istamboul, capitale de l'empire ottoman,
2345 Arméniens appartenant à l'élite intellectuelle sont arrêtés et
exécutés sur ordre du gouvernement. C'est le début d'un génocide, le
premier du XXe siècle. Il va faire entre 1,2 et 1,5 millions de
victimes soit les 2/3 de la population arménienne de l'empire turc et
conduire les survivants sur le chemin de l'exil.
Le MRAP s'est réjouit que l’Assemblée Nationale ait approuvé le 12 octobre 2006 en première lecture et à une majorité écrasante des députés la proposition de loi sur la pénalisation du négationnisme portant sur le génocide arménien mais le gouvernement turc persiste dans la dénégation: pour lui, il n'y a pas eu de génocide.
Pour le MRAP, tout génocide ne peut s'insérer tranquillement dans la
continuité historique: il exige d'être reconnu et condamné pour la
mémoire des victimes, pour les survivants mais aussi pour l'avenir de
l'humanité.
L'apologie ou la négation du crime est intolérable en ce qu'elle
prolonge et perpétue le crime lui même. Le Président Chirac a dit que
Drancy, le Vel d'Hiv et autres lieux sont des signes qui nous
concernent tous en tant que citoyens du monde, cela est valable pour
tous les génocides . La vérité est historique, elle est notre bien à
tous, les politiciens ne peuvent faire barrage à l'histoire.
Il est nécessaire de mettre fin au négationnisme qui laisse ouvert le champ à d'autres crimes contre l'Humanité. C’est la reconnaissance des responsabilités passées qui rend possible l’indispensable réconciliation des peuples.
Paris le 15 avril 2008









