Le MRAP pour l'extension de la loi Gayssot à la négation de tout génocide
Le 29 mai 1998, l'Assemblée Nationale adoptait à l'unanimité une
proposition de loi déposée par le groupe socialiste: « la France
reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915 ». Le MRAP se
félicitait de ce vote qu'il qualifiait de « victoire de la vérité et de
défaite du négationnisme ».
Aussi, non seulement le MRAP soutient la proposition de loi du groupe
socialiste déposée ce 18 mai 2006 et rédigée ainsi « seront punis comme
indiqué à l'article 24 bis de le loi du 29 juillet 1881 sur la liberté
de la presse ceux qui auront contesté, par un des moyens énoncés à
l'article 23 de la dite loi, l'existence du génocide arménien de 1915 »
mais il va au-delà de cette proposition.
Le MRAP demande que cet article soit étendu à toute contestation de
génocide officiellement reconnu comme tel par les instances
internationales. Cela concerne le génocide arménien de 1915, mais
également le génocide des Tutsis au Rwanda d'avril à juillet 1994
reconnu comme tel par la jurisprudence du Tribunal Pénal International
pour le Rwanda (TPIR) sur la base des articles 2 et 6.1 du Statut de ce
Tribunal institué par le Conseil de sécurité des Nations Unies.
Parce que le négationnisme est partout l'ennemi de la paix, parce que la
lucidité et la vérité à l'égard du passé conditionnent la conscience
rigoureuse des obligations du présent, le MRAP ne peut que demander que
la France suive l'exemple du Parlement de Belgique concernant
l'extension de la répression du révisionnisme et du négationnisme aux
autres génocides que celui perpétrés contre les Juifs par les nazis.
Nier un génocide dont a été victime un peuple revient à nier l'existence
même de ce peuple. Cela vaut pour tous les pays du monde.
Paris, le 18 mai 2006









