Fédération de Paris : Assez d’atteintes aux droits et à la dignité des personnes dans les préfectures : agissons ensemble !
Assez d’atteintes aux droits et à la dignité des personnes dans les préfectures :
agissons
ensemble !
Dans le cadre des mobilisations pour que les étrangers soient reçus dignement dans les préfectures d’ Ile de France
Les organisations d’aide aux
étrangers, confrontées quotidiennement aux conditions d’accueil
et de traitement des dossiers réservées aux étrangers par les
différentes préfectures d’Ile de France, se sont réunies le 3
novembre 2011.
Elles ont
fait le constat que, malgré quelques différences de pratiques
constatées d’un département à l’autre, les étrangers
sont traités partout de la même façon : conditions
d’accueil déplorables, refus d’accès et de délivrance de
dossier, délais interminables de traitement, absence
d’interlocuteurs pour les associations, examens et réponses faits
au mépris des droits fondamentaux, qu’il s’agisse
du droit à la vie privée et familiale, du droit au travail, du
droit aux soins, du droit à l’éducation ou de l’accès à la
procédure d’asile.
Elles
sont convaincues que ce manque de considération pour les personnes
reçues autant que pour les personnels chargés de l’accueil,
relève d’une politique délibérée que l’insuffisance des
moyens matériels et humains ne peut suffire à expliquer. Dans le
cadre d’une législation de plus en plus restrictive et répressive,
elle vise à limiter les possibilités d’accès au séjour, voire à
déstabiliser la population étrangère, qu’elle soit en situation
régulière ou privée du droit au séjour.
Les
étrangers sont aujourd’hui les premières victimes, mais comme
souvent, la manière dont on les traite est révélatrice des
méthodes qui sont déjà appliquées à d’autres ou le seront
demain, qu’il s’agisse d’étrangers ressortissants de l’Union
Européenne comme les roms de Roumanie et Bulgarie, de l’ensemble
des populations précaires ou des simples citoyens.
Ce
scandale doit cesser. Les services de l’Etat doivent être les
garants de l’égalité entre les usagers, du respect et de
l’universalité des droits fondamentaux. La loi et les pratiques
doivent changer !
Les
associations appellent tous ceux que révoltent ces conditions
indignes d’accueil et de traitement à réagir, selon des formes à
déterminer dans chaque département :
Pour que les pratiques et la loi changent,
nous nous rassemblerons
mercredi 7 décembre à 8 heures du matin devant le
Centre Asile , 92 boulevard Ney, 75018, Paris
métro Porte de Clignancourt








