Solidarité avec les « 6 de Pau » - Délit d'outrage = délit de solidarité - Non à la directive et aux politiques « de la honte » contre les migrants et les réfugiés
Le MRAP s'élève contre la décision du représentant du gouvernement à Pau d'avoir lancé des poursuites pénales pour délit d'« outrage à personne chargée d'une mission de service public » à l'encontre de six citoyens « délinquants de la solidarité » pour avoir soutenu la famille Kuka, mise en rétention – enfants comme parents – au CRA d'Hendaye, puis libérée grâce aux mobilisations.
Tout au long de l'année 2009, le ministre Eric Besson n'a cessé d'affirmer que le « délit de solidarité » n'existait pas. Il a néanmoins décidé d'introduire dans son nouveau projet de loi sur l'immigration, l'intégration, et la nationalité (qui viendra en débat au Parlement après les vacances d'été), des mesures visant à protéger de poursuites les intervenants à titre humanitaire. Si le MRAP peut s'en féliciter pour les intéressés, il n'en dénonce pas moins vigoureusement le fait que les citoyens ordinaires – membres ou non d'associations – continueront à risquer d'encourir des poursuites pour délit de solidarité.
Les « 6 de Pau » sont donc poursuivis pour « outrage » pour avoir condamné, auprès du représentant de l'État, la mise en rétention de la famille Kuka.
Le délit d'outrage, en l'espèce, n'est que l'autre face du délit de solidarité contre lequel se sont mobilisées tout au long de l'année 2009 les associations du collectif des « Délinquants Solidaires ».
Le MRAP soutient les six citoyens solidaires et réaffirme son engagement aux côtés des migrants et réfugiés et pour la régularisation de tous les sans papiers.
Paris, le 07 juin 2010.









