Victime du Tazer, victime de la « politique du chiffre »
Le jeune homme décédé à Colombes est ainsi devenu une nouvelle victime de la « politique du chiffre » à l’égard des sans papiers. C’est cette politique inhumaine qui, si la version des faits donnée par la police est exacte, a pu pousser ce ressortissant malien à se défendre avec l’énergie du désespoir. Une enquête impartiale devra établir toutes les circonstances de ce drame.
Le « Tazer » a causé, selon Amnesty international en décembre 2008, 334 morts uniquement aux Etats-Unis. Quant à la France, il s’agit de la première victime enregistrée à mettre sur le compte de cette arme. 3.700 fonctionnaires de police et certains agents dans les prisons sont équipés de cette arme en France. En 2009, le Conseil d’Etat, annulant un décret de septembre 2008, avait interdit son utilisation par les polices municipales, considérant qu’elle était source de dangers et pas suffisamment encadrée juridiquement. Mais en mai 2010, le gouvernement en a à nouveau autorisé l'usage. Le MRAP demande solennellement au ministère de l’Intérieur de bannir définitivement l’usage du Tazer.
Paris, le 30 novembre 2010.









