NON à la « loi Besson » et à la xénophobie !
Tract unitaire commun contre la loi Besson
A la suite du « discours de Grenoble » par lequel Nicolas Sarkozy jetait à
la vindicte publique des catégories entière de populations (Roms, gens du
voyage, Français d’origine étrangère…) et accréditait le vieux mensonge
assimilant l’immigration à l’insécurité, nos organisations ont mobilisé le 4
septembre 2010 dans toute la France plus de 150 000 citoyennes et citoyens
contre la xénophobie et la « politique du pilori ».
Aujourd’hui, les mots du discours de Grenoble se traduisent en actes : après
la loi « Loppsi 2 » qui renforce la répression des populations les plus
pauvres et les plus précaires, le Parlement s’apprête à adopter la « loi
Besson ».
Ce projet de loi :
• crée un nouveau cas de déchéance de nationalité discriminatoire à l’égard
des Français d’origine étrangère;
• allonge la durée de rétention à 45 jours et prive le juge des libertés
de contrôle effectif sur la légalité des internements administratifs ;
• instaure une « interdiction de retour », véritable mesure de
bannissement ;
• autorise la création de « zones d’attentes fictives » dont un des
effets sera d’empêcher des réfugiés de demander l’asile ;
• crée un internement administratif de plus de 18 mois pour «
comportement lié à des activités à caractère terroriste » ;
• permet le renvoi des étrangers malades même si, dans leur pays, les
traitements sont inaccessibles ;
• facilite le renvoi des citoyens européens pauvres (d’abord les Roms
roumains et bulgares) pour « charge déraisonnable pour le système d’assistance
sociale »
• prévoit la fermeture des entreprises employant des travailleurs sans
papiers, c'est-à-dire le chômage pour les uns et le travail au noir pour les
autres.
Nous refusons cette aggravation de la chasse aux étrangers dans notre pays.
Nous refusons que la « politique du pilori » continue à faire d’eux des
boucs émissaires alors qu’ils vivent ici, travaillent ici et partagent notre
vie de tous les jours. Nous soutenons pour cette raison le mouvement des
travailleuses et travailleurs sans papiers en grève pour leur régularisation
et demandons que les gouvernants reviennent au respect des engagements pris
à leur égard.
Nous appelons l’ensemble des forces démocratiques à exiger qu’au lieu de
faire des étrangers les cibles d’une politique discriminatoire, les
gouvernants actuels, qui n’ont que trop coopéré avec les despotes dans la
chasse aux migrants, répondent enfin à l’urgence de solidarité
internationale avec les peuples libérés sur l’autre rive de la Méditerranée.
Ce monde n’a pas besoin que des lois renforcent les peurs et les haines
xénophobes, il a besoin que des politiques ouvertes sur l’avenir fassent
triompher les valeurs universelles qui doivent être celles de la République
: celles de la démocratie, de l’égalité en droits et en dignité des êtres
humains, de la liberté pour tous les peuples.
C’est pourquoi nos organisations appellent tous les citoyen(e)s à se
mobiliser contre le projet de « loi Besson »
mercredi 9 mars
à Paris à 18h30 place Edouard-Herriot (à côté de l’Assemblée nationale), et
dans tous les départements devant les préfectures.
Pour qu’à l’espoir de la rive Sud réponde, de la rive Nord, non pas la peur
mais la solidarité.
NON à la « loi Besson » et à la xénophobie - <nonalapolitiquedupilori.org>
54 organisations signataires :
AC !, Acort, Actit, ADDE, Les Alternatifs, Asdhom , Arac, ATF, ATMF, Attac, CGT, Cimade, Collectif l’égalité d’abord, Collectif La journée sans immigres : 24h, Comede, Cran, Crid, Dal, Droit solidarité, Emmaüs France, Emmaüs international, Euromarches, Europe Ecologie, Fase, Fasti, Fédération Sud éducation, Fédération générale des PEP (FG PEP), Fondation Copernic, France terre d’asile, FSU, FTCR, Gauche cactus, Gauche unitaire, Gisti, Ligue des droits de l’Homme, Mrap, Mouvement de la paix, Parti de Gauche, Parti socialiste, PCF, PCOF, République et Socialisme, RESF, Sos racisme, Organisation Femmes égalité, SAF, SNESUP-FSU, SNJ-CGT, Syndicat de la magistrature, Ufal, Unef, Union juive française pour la paix, Union syndicale Solidaires, USP.









