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Affaire Chaib ZEHAF Le MRAP s’étonne de l’arrêt rendu par la Chambre de l’instruction de Lyon

Affaire Chaib ZEHAF : Le MRAP s’étonne de l’arrêt rendu par la


Dans la soirée du samedi 4 mars 2006 à Oullins, M. Chaib Zehaf, 42 ans, père de 3 enfants, a été abattu de trois balles, dont une à bout portant. Sans qu’il y ait eu d’investigations appropriées, le motif raciste aurait alors été écarté d’emblée par le Parquet. Pourtant, selon certains témoins, des propos racistes auraient été proférés au moment du crime, tels que « sale arabe », « race de merde ».


Après la mobilisation de nombreuses associations anti-racistes et après que ces dernières eussent dénoncé une enquête tronquée, un étui de baïonnette frappé d’une croix gammée était découvert au domicile de l’assassin. Le MRAP, devant cette réalité, avait décidé de se constituer partie civile afin que soit reconnu le mobile raciste du crime.


Or, le 19 février 2007, Madame Monique Thomas, juge d’instruction au Tribunal de grande instance de Lyon, avait déclaré irrecevable la constitution de partie civile du MRAP au motif que le mobile raciste du crime d’homicide volontaire n’était pas établi. Le MRAP avait alors décidé d’interjeter appel de cette décision.


Le mardi 24 avril 2007, la Chambre de l’Instruction de la Cour d’Appel de Lyon a rendu un arrêt confirmant l’ordonnance d’irrecevabilité prise en première instance par le juge d’instruction « faute d’éléments matériels permettant de caractériser le mobile raciste ».


Pour le MRAP, la vérité et la justice ne sont pas en l’état rendues.


C’est pourquoi le MRAP insiste sur l’importance morale capitale que représente, pour la famille de la victime et pour la société, la reconnaissance du caractère raciste de ce crime. Il sollicite donc du Parquet Général de la Cour d’Appel de Lyon qu’il se pourvoie en cassation contre cet arrêt.





Paris, le 27 avril 2007.



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