Assassinat de Chaïb Zehaf : un sur-place incompréhensible
Le 4 mars 2006 à Oullins (Rhône), Chaïb Zehaf, 40 ans, père de deux
enfants, a été assassiné. Plus de deux mois après ce crime, après les
déclarations hâtives du procureur de Lyon qui rejetait l’intention
raciste du crime et au terme d’une enquête bâclée, le MRAP s’interroge
encore sur les raisons du trop rapide rejet du mobile raciste ainsi que
des lenteurs de la justice quant à la clarification du mobile de cette
exécution. Et ce d’autant plus que le lendemain de l’assassinat, un
poignard orné d’une croix gammée a été retrouvé chez le meurtrier.
Devant ces faits, le MRAP a décidé de soutenir le collectif présidé par
les sœurs de la victime(1). Il tient par ailleurs à exprimer son
incompréhension devant le fait que 2 mois après ce meurtre, le ministre
de l’intérieur n’ait pas jugé utile de rencontrer en personne la famille
de la victime.
Le MRAP continuera à soutenir la famille, notamment en se portant partie
civile, comme le réclame dans une lettre au MRAP le père de la victime,
M. Mohamed Zehaf.
Paris, le 22 mai 2006.









