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Le MRAP de Vaucluse récuse sa qualité de victime au procès de Bernard Mezzadri

Quand M. Manuel Valls, alors maire d’Evry, avait regretté le nombre insuffisant de "blancos" sur un marché de sa ville, cela avait entraîné un tollé bien compréhensible, mais aucun procureur n’avait sourcillé.

Quand M. Valls, alors ministre de l’intérieur, s’acharnait à reconduire les Roms à la
frontière, seules les associations avaient protesté et, si certains juges avaient annulé les reconduites, c’était toujours contre l’avis du parquet.

Quand M. Valls, premier ministre, a déclaré publiquement que les Roms n’avaient pas vocation à s’intégrer, le MRAP a porté plainte, mais la plainte a été classée sans suite par la commission des requêtes de la Cour de Justice de la République.

Quand M. Mezzadri, sur une liste interne de l’Université d’Avignon, reprend
humoristiquement pour les critiquer les propos du dit Valls, le président de l’UAPV le
dénonce au procureur.

Le procureur le poursuit pour avoir « provoqué à la discrimination, à la haine ou à la
violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée » en citant à comparaître comme victime le MRAP de Vaucluse, qui n’a évidemment rien demandé.

Ce comportement est surprenant de la part du représentant de la loi et de la justice
dans notre département.

Nous refusons d’être instrumentalisés.
Nous considérons que, s’il y a une personne à poursuivre pour propos racistes et
discriminatoires, ce n’est pas celle qui est actuellement mise en cause ; nous aimerions que la justice de notre pays mette autant de zèle à poursuivre les auteurs de vrais actes racistes.

Nous soutenons ce professeur manifestement victime d’une atteinte à la liberté
d’expression.